mercredi 19 septembre 2012

Mes Pigalle



J'ai déjà parlé en ces lieux de mon penchant déraisonnable pour les souliers à talons hauts, et plus précisément ceux à semelle rouge de Christian Louboutin. Ca va avec, en quelques sortes.
Je sais qui de cet oeuf et de cette poule est arrivé en premier dans mon univers.
Disons que j'ai trouvé, un jour, le géniteur parfait pour ces oeufs que j'aime tant.

Une photo dans la presse de quelque actrice jolie, avec, aux pieds, ces merveilles de l'au-delà: les Pigalle. THE fetish shoes. Celles de John Willie. Ma bouche s'est ouverte toute seule.
Tout était là: le noir du fin talon, droit comme une lame, qui claque sur le rouge fatal de la cambrure; le vernis miroitant, sirupeux, épais du cuir; la pointe chic, courte, décolletée; la découpe doucement sinueuse et précise des côtés, qui répond à la forme que prend le pied quand il est cambré sur 12cm... Instant Love. Des chaussures de BD.



Ces souliers, j'ai eu l'occasion de les voir portés sur toutes les photos de la Terre. Cannes, Oscars, Tapis rouges divers et variés... De toutes les couleurs, de toutes les matières, au pieds de vulgaires, aux pieds de déesses: c'est le modèle emblématique de Louboutin.


Tellement emblématique que lorsque j'ai craqué et poussé la porte de la boutique, il y a quelques années, les "miennes", les noires vernies 120 (mm de talon), en 36,5, ils ne les avaient plus en stock. Ni nulle part. Sold out. Liste d'attente.
Je les ai essayées en 37, juste histoire d'être sûres qu'elles étaient aussi dingues que ce que j'imaginais (et oui, elles l'étaient, voire au delà), et je les aurais presque achetées si la perspective de marcher sur des lames trop grandes ne m'avait ramenée à la raison. C'est que des hauteurs pareilles, ça ne passe pas inaperçu, il ne s'agit pas de les perdre tous les 3 pas. Bref, ce jour-là, j'ai adopté les Gino, à la place, et j'étais déjà bien bien gonflée d'endorphines!

Les Pigalle. Mon Graal à moi. Mes PiGraalles.
Les années passant, j'ai eu la chance d'agrandir considérablement mon cheptel de merveilles à petits ventres rouges. Mais de Pigalle, jamais vu passer...Toujours sur la fameuse liste d'attente.



Aujourd'hui, je les tiens devant moi. Enfin: il y en a une sur la table basse du salon, et je la regarde avec les yeux de l'Amour, pendant que sa jumelle dort gentiment dans sa flanelle rouge.
3 ans après avoir bavé sur les 1ères que j'ai tenues, je vis enfin mon rêve de "Shoe Pervert", comme dit Donald. Et je kiffe. Ah mais Ahhhhh comme je kiffe!


Sérieusement, peut-être que c'est ridicule d'en être joisse à ce point, mais je vous souhaite, qui que vous soyez et quel que soit l'objet de vos rêves, d'être comblé(e) comme je le suis, juste là. Parce que c'est même plus une affaire de chaussure, presque.
Y a une fée des pieds, un Génie qui vient de sortir de la godasse d'Aladin et de m'exhaucer un souhait du top 3 des Ultimes, qui a rayé mon nom de la liste d'attente. Cette Fée-là, je la remercie d'une force que son Karma en platine est assuré d'ores et déjà pour la prochaine vie. Et la suivante.

Fuckin. Mine.
Yargla.

2 commentaires:

Cicely W. Stone a dit…

Ah je connais ce sentiment (même si à ma grande désolation, je n'ai pas encore la chance de pouvoir arborer une paire de Louboutin à mes pieds...)! En tout cas tu exprimes toute ta lubie avec beaucoup de finesse et d'humour. Et au passage je suis en pâmoison devant l'imprimé de ton pantalon sur la dernière photo!

fanny vermeil a dit…

OMG ! Elles sont fabuleuses !!!!! Mais 12cm + mon 1m75 ça frise le basketteur LOL